Muséum aquarium de Nancy

Anémone tomate

Actinia equina

Anémone tomate

Classification

radiaire, sans avant ni arrière, sans dos ni ventre, avec un seul orifice servant à la fois de bouche et d’anus. Existent sous deux formes, le polype en forme de tube fixé au substrat par sa base et la méduse qui nage en pleine eau grâce aux contractions de son ombrelle. Les cnidaires sont caractérisés par les cnidoblastes, des cellules urticantes capables de dévaginer un minuscule harpon venimeux et servant à la capture des proies.

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cnidaires uniquement sous la forme polype (ils n’ont pas de forme méduse). Les polypes sont pourvus d’un pharynx facilitant l’ingestion des proies.

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présentent un nombre 6 – ou multiple de 6 – tentacules. Le pharynx possède un sphincter qui permet la fermeture du polype.

Voir toutes les espèces aquatiques hexacoralliaires

de squelette et munis d’un pied musculeux. Le groupe comprend 1 200 espèces et correspond aux anémones de mer.

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aktis, aktinos » qui signifie rayon, en référence aux tentacules disposés de façon rayonnante autour de la bouche.

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Equina

Description morphologique

Les anémones de mer présentent toutes un pied surmonté d’une couronne de tentacules. Chez cette espèce, les tentacules sont nombreux (près de 200 disposés en 6 rangées concentriques) et courts. La couleur est très variable : le plus souvent rouge mais aussi brun ou vert ou violet. Lorsqu’elle est émergée, elle rétracte complètement ses tentacules et prend alors une forme de boule gélatineuse.

Ecologie et répartition géographique

C’est l’anémone de mer la plus commune de la zone intertidale (zone de balancement des marées) : elle supporte très les variations de température et de salinité. A marée basse, elle rétracte ses tentacules et se replie en boule pour résister au dessèchement. Elle vit fixée sur les rochers très superficiels : elle se rencontre dans la zone intertidale (ou juste sous la surface en Méditerranée) et jusqu’à 2m de profondeur. 

La répartition géographique couvre tout l’Atlantique nord est, la Manche, la mer du Nord. En Méditerranée, il s’agit d’une autre espèce, indistinguable mais différente génétiquement, Actinia mediterranea.

Alimentation

Les anémones se nourrissent de proies qu’elles attrapent avec leurs tentacules. Ceux-ci contiennent de très nombreuses cellules urticantes, les cnidoblastes. Celles-ci dévaginent au moindre contact un filament rejetant un liquide urticant qui va paralyser, voire tuer la proie. Les tentacules n’ont plus qu’à ramener la proie jusqu’à la bouche pour qu’elle soit ingérée. Après digestion, les déchets sont rejetés par le même orifice. Cette espèce se nourrit de débris organiques, de petits poissons, de crustacés.

Reproduction – cycle de vie

Les anémones se reproduisent de manière sexuée. Chez cette espèce, les sexes sont séparés et il y a viviparité. Les spermatozoïdes, rejetés dans l’eau, pénètrent dans le corps d’un individu femelle où se déroule la fécondation. Les larves se développent dans la cavité gastrique puis il sortira par la bouche de l’anémone mère de petits individus à 12 tentacules qui se fixeront autour de la mère.

La reproduction asexuée est très courante. Elle peut se produire par bourgeonnement interne, les jeunes individus se développent également dans la cavité gastrique et sortent par la bouche.

Statut de protection

Statut UICN : Non évaluée

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : 
Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 



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