Muséum aquarium de Nancy

Oursin diadème

Diadema setosum

Oursin diadème

Classification

chez la larve est modifiée en symétrie radiaire d’ordre 5 chez l’adulte. Le squelette, ou test, est constitué de plaques calcaires internes situées sous la peau. La locomotion est assurée par un appareil ambulacraire.

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oursins. La forme est arrondie. Le squelette est constitué de plaques calcaires jointives et porte des piquants mobiles.

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oursins dits « réguliers » avec l’anus au milieu de la face supérieure et la bouche au milieu de la face inférieure. L’appareil masticateur appelé lanterne d’Aristote est puissant.

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trentaine d’espèces actuelles caractérisée par de longs piquants (en particulier sur la face anale ou supérieure)

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8 espèces. Le nom vient du mot grec pour diadème, « diadema ».

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Setosum

 

Description morphologique 

Les oursins, comme tous les échinodermes, perdent leur symétrie bilatérale (droite-gauche) lors la métamorphose de la larve, ce qui fait qu’ils ne présentent ni droite, ni gauche, ni avant (et donc pas de tête) ni arrière, ni dos ni ventre. Cette symétrie bilatérale est remplacée par une symétrie pentaradiaire, cela se voit dans certains organes présents en cinq exemplaires comme par exemple les dents, les rangées de pieds ambulacraires, les gonades. Le squelette est constitué de plaques calcaires internes jointives constituant un test (au contraire d’une coquille qui, elle, est externe) ovale. La face supérieure est appelée face anale car elle porte en son centre l’anus, tandis que la face opposée, dite orale, porte la bouche. 
Cette espèce se reconnait à la taille des piquants très longs et très fins. La couleur générale est noire, l’anus est entouré d’une bande rouge orange. La taille du test est de 9cm, les piquants peuvent atteindre 30cm. 
 

Ecologie et répartition géographique 

Cette espèce fréquente les lagons, les fonds sableux à proximité des récifs et également les herbiers, de 1 à 70m de profondeur mais la plupart du temps à très faible profondeur. Elle est présente en Mer Rouge, dans tout l’Océan Indien et dans le Sud Ouest du Pacifique. On la trouve également en Méditerranée Orientale en tant qu’espèce invasive. 
 

Alimentation 

Les oursins réguliers comme l’oursin diadème sont des brouteurs du film d’algues qui se développe sur tout support comme les coraux morts, les pierres, le sable. L’appareil masticateur est très développé et constitue ce que les scientifiques appellent la lanterne d’Aristote, il n’en dépasse à l’extérieur que cinq dents puissantes au milieu de la face orale (face inférieure). Ces dents arrachent le film d’algues ainsi que des fragments de substrat. 
 

Reproduction – cycle de vie 

Contrairement aux autres échinodermes comme les étoiles de mer par exemple, les facultés de régénération sont très limitées. Les oursins sont gonochoriques, c’est-à-dire qu’il existe des individus mâles et des individus femelles (au contraire des hermaphrodites) mais on ne peut distinguer les sexes extérieurement. La reproduction a lieu en fonction de conditions environnementales comme la température et le cycle lunaire. Les gamètes sont rejetés directement dans l’eau de mer, la fécondation est donc externe et le développement embryonnaire donne naissance à des larves (appelées pluteus) planctoniques qui se métamorphoseront ensuite en jeune oursin. 
 

Relations avec les autres espèces 

Les piquants longs, fins et très cassants constituent une protection efficace, qui peut servir de refuge pour certaines espèces, comme par exemple des apogons, qui viennent se réfugier entre les piquants. Les piquants pénètrent facilement dans la chair des prédateurs et des plongeurs. Malgré cela, les oursins diadème sont la proie de certains balistes par exemple, qui les retournent (les piquants de la face inférieure étant très courts) en soufflant de l’eau dessus. 
 

Locomotion 

La locomotion est tout à fait originale chez les échinodermes dans le sens où l’eau de mer participe au fonctionnement de l’organisme : elle pénètre dans l’organisme par une plaque du squelette percée de trous, et remplit un système de canaux appelé appareil ambulacraire. Cet appareil alimente un système de tubes appelés pieds ambulacraires et fonctionnant comme des pieds hydrauliques : ces tubes s’allongent ou se raccourcissent suivant la quantité d’eau de mer qu’ils contiennent, ils sont visibles entre les piquants et portent à leur extrémité une ventouse qui, lorsqu’elle est fixée à un support et que le pied ambulacraire se raccourcit, tire l’oursin vers le point d’ancrage et permet ainsi le déplacement. La fixation de la ventouse est très puissante : lorsque l’on ramasse un oursin, le pied ambulacraire casse mais la ventouse ne se détache pas si l’oursin ne la décolle pas de lui-même. Les scientifiques ont longtemps pensé que cette fixation dépendait de muscles mais il semblerait que la sécrétion d’une substance adhésive intervienne. Les piquants, même s’ils sont orientables pour éviter les obstacles, ne participent pas au déplacement. 
 

Statut de protection 

Statut UICN : Non évalué. 
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 
 
 
 

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