Muséum aquarium de Nancy

Bar commun, loup

Dicentrarchus labrax

Bar commun, loup

Classification

colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.

Voir toutes les espèces aquatiques vertébrés

osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)

Voir toutes les espèces aquatiques ostéichthyens

rayonnées : le repli de peau constituant la nageoire est soutenue par des rayons osseux ou cartilagineux. La vessie natatoire est en général développée.

Voir toutes les espèces aquatiques actinoptérygiens

est mobile par rapport au crâne. La nageoire caudale est (seulement en apparence) symétrique, c’est-à-dire que les lobes inférieure et supérieure de la nageoire ont la même taille. Ce groupe représente la très grande majorité des poissons actuels.

Voir toutes les espèces aquatiques téléostéens

modification des mâchoires permettant une avancée accrue de la bouche et la présence (à quelques exceptions près) de rayons durs, souvent épineux, aux nageoires anale et dorsale antérieure (parfois aussi aux pelviennes), les nageoires pelviennes sont souvent avancées sous les nageoires pectorales.

Voir toutes les espèces aquatiques acanthomorphes

sont très rapprochées des nageoires thoraciques. Les perciformes constituent le plus grand groupe dans les téléostéens avec plus de 150 familles.

Voir toutes les espèces aquatiques perciformes

di » « kentron » et « archon » qui signifient respectivement deux, épines et anus, en référence aux deux rayons épineux de la nageoire anale.

Voir toutes les espèces aquatiques dicentrarchus

Labrax

Description morphologique

Le corps est allongé, plutôt comprimé, la taille est d’environ 70 à 80cm en moyenne. Les deux nageoires dorsales (la première épineuse et la deuxième molle) sont bien séparées et de mêmes dimensions. La nageoire anale comporte (à la différence de ce qu’indique le nom de genre) trois épines. L’opercule est susceptible de porter une tâche noire plus ou moins visible dans sa partie postérieure. Le dos est de couleur grise, les flancs sont plus clairs avec des reflets argentés.

Ecologie et répartition géographique

La répartition géographique couvre la Méditerranée et l’Atlantique nord oriental de la Norvège au Maroc. Le milieu de vie correspond aux fonds sableux ou rocheux littoraux entre la surface et 30m de profondeur (maximum 100m). Il affectionne les eaux agitées et bien oxygénées. Les jeunes forment des bancs mais les adultes ont tendance à être moins grégaire.

Alimentation

Le bar est un prédateur. Les juvéniles consomment surtout des crustacés. Les adultes chassent encore des crustacés mais aussi des calmars et surtout des poissons.

Reproduction – cycle de vie

Le bar est une espèce gonochorique, c’est-à-dire avec des individus mâles et des individus femelles. La fécondation est externe et les œufs sont pélagiques. Ils vont donner naissance au bout d’environ trois jours à 14°C à des larves qui elles mêmes donneront des juvéniles au bout d’une quarantaine de jours à 19.C.

Statut de protection

Statut UICN : Préoccupation mineure
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE).
Le bar fait partie des quelques espèces pionnières de l’aquaculture marine. Les essais d’élevage ont débuté en France dans les années 70 et les techniques d’élevage ont été mises au point dans les grandes lignes dans les années 80. La mise au point de l’élevage a nécessité de franchir différentes étapes : maitrise de la reproduction et obtention de pontes en captivité (les femelles ont présenté l’avantage de pondre spontanément en captivité ce qui est plutôt rare, de plus, en modifiant la température d'élevage et la durée du jour on peut obtenir chez cette espèce des pontes décalées toute l'année), maitrise de l’élevage des larves et notamment de leur alimentation, mise au point des aliments de grossissement, maitrise de la reproduction artificielle, amélioration génétique de l’espèce, amélioration des modes d’élevage (avec notamment le remplacement des proies vivantes dans l’alimentation).
Au niveau mondial, les captures se montaient à 5 700 tonnes en 2016 alors qu’elles étaient à plus de 10 000 à 11 000 tonnes dans les années 2000. La production de bar d’élevage a connu un développement très rapide en passant de 6 700 tonnes en 1991 à 191 000 tonnes en 2016. Le rôle de la France, qui a mis au point les techniques, est modeste dans la production de poissons de taille commerciale, mais les alevins des écloseries françaises sont exportés partout en Europe.

Partager sur :