Muséum aquarium de Nancy

Holothurie tubuleuse

Holothuria tubulosa

Holothurie tubuleuse

Classification

chez la larve est modifiée en symétrie radiaire d’ordre 5 chez l’adulte. Le squelette, ou test, est constitué de plaques calcaires internes situées sous la peau. La locomotion est assurée par un appareil ambulacraire.

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concombres de mer. Groupe d’échinodermes allongés en forme de ver. La bouche est située à l’extrémité antérieure du corps, l’anus à l’autre extrémité. Le squelette interne est réduit à de minuscules plaques inclues dans la peau.

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par Aristote, de holo entier et thuris fougueux ainsi nommés à cause de leur forme phallique

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Tubulosa

Description morphologique

Comme tous les concombres de mer, cette espèce est allongée suivant l’axe bouche-anus. Au sein des concombres de mer, la taille est grande (elle peut atteindre 40cm de long). Le corps est de couleur brun clair avec des reflets violets, il est recouvert de grosses papilles assez pointues. La face ventrale porte trois rangées de pieds ambulacraires.

Ecologie et répartition géographique

Typiquement, les holothuries sont benthiques (organisme qui vit sur le fond de la mer), cette espèce fréquente les fonds rocheux ou sableux dès les premiers mètres et jusqu’à une centaine de mètres de profondeur.
La répartition géographique concerne la Méditerranée. 

Alimentation

Il s’agit d’une espèce détritivore qui prélève les particules organiques végétales et animales (et les bactéries) contenues dans le sable qu'elle ingère. La bouche porte des tentacules (des pieds ambulacraires modifiés) qui aident à l’ingestion des aliments. Tout ce qui n’est pas assimilable, notamment le sable, est rejeté par l’anus sous forme de chapelets allongés. Les concombres de mer jouent un rôle très important dans les écosystèmes marins en recyclant la matière organique qui s’accumule au fond de l’eau. Chez cette espèce, les individus les plus âgés peuvent ingérer jusqu’à une vingtaine de kilos de sédiment par an.

Reproduction – cycle de vie

La reproduction est sexuée. Les mâles et les femelles émettent leurs gamètes directement dans l’eau. Les individus prennent alors une posture érigée caractéristique pour favoriser la dissémination des gamètes. Le développement a lieu dans l’eau et les larves sont planctoniques.

Relations avec les autres espèces

Le corps sécrète un film muqueux protecteur, des études ont montré que la paroi du corps produit des antibiotiques qui pourraient être utilisés pour l’industrie pharmaceutique.
Pratiquement toutes les holothuries, c’est le cas de cette espèce, produisent des toxines hémolytiques, dénommées holothurines, pour se protéger des prédateurs potentiels.
Cette espèce peut être l’hôte de l’aurin (Carapus acus). Ce petit poisson, très allongé comme une anguille, vit en commensal (le commensalisme est une association entre deux espèces où seul l’un des deux partenaires trouve un bénéfice) dans l’intestin de l’holothurie en y pénétrant par l’anus : il y trouve ainsi un abri qu’il quitte la nuit pour se nourrir.

Locomotion

La locomotion est tout à fait originale chez les échinodermes dans le sens où l’eau de mer participe au fonctionnement de l’organisme : elle pénètre dans l’organisme par une plaque du squelette percée de trous, et remplit un système de canaux appelé appareil ambulacraire. Cet appareil alimente un système de tubes appelés pieds ambulacraires (ou podias) et fonctionnant comme des pieds hydrauliques : ces tubes s’allongent ou se raccourcissent suivant la quantité d’eau de mer qu’ils contiennent, ils sont visibles du côté ventral et portent à leur extrémité une ventouse qui, lorsqu’elle est fixée à un support et que le pied ambulacraire se raccourcit, tire l’animal vers le point d’ancrage et permet ainsi le déplacement. Ce sont des sécrétions produites par l’extrémité du pied ambulacraire qui assurent l’adhésion au substrat : des cellules produisent des sécrétions agissant comme une colle pour l’adhésion tandis que d’autres cellules permettent de dissoudre la colle pour le détachement du substrat.

Statut de protection

Statut UICN : préoccupation mineure.
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 
Les holothuries sont des organismes très recherchés en Asie pour leur valeur gastronomique : les pêches se montaient au niveau mondial à plus de 40 000 tonnes en 2017. Des projets d’élevage se montent dans différents pays, notamment pour cette espèce. Elle est en effet pêchée en Méditerranée, en particulier en Turquie : des études ont montré une grande qualité nutritionnelle en acides gras.

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