Muséum aquarium de Nancy

Araignée de mer atlantique

Maja brachydactyla

Araignée de mer atlantique

Classification

recouvert d’une cuticule rigide constituant un exosquelette (la croissance se fait par mue) et divisé en segments porteurs d’appendices articulés.

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les crustacés communément connus (crabes, crevettes, langoustes, bernard-l’ermite etc…).

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le thorax sont fusionnés en un céphalothorax protégé par un bouclier (le bouclier protège également les branchies). Les trois premières paires d’appendices du thorax forment des maxillipèdes (« pattes mâchoires ») qui interviennent dans l’alimentation, les appendices suivant forment cinq paires de pattes (d’où le nom de décapodes) mais la première paire est transformée en pinces.

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plus de 3 000 espèces, essentiellement marines (quelques espèces d’eau douce et terrestres). Il correspond à ce qu’on appelle vulgairement les crabes, avec cinq paires de pattes (la première étant transformée en pinces) et l’abdomen réduit et replié sous le céphalothorax.

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Brachydactyla

Description morphologique

Les araignées de mer, comme leur nom l’indique, ont des pattes longues et fines. Chez cette espèce, la carapace est arrondie et fortement bombée, et recouverte sur la face dorsale d’épines ou tubercules. Les bords latéraux sont armés de cinq épines fortes et le rostre entre les yeux est formé de deux fortes épines divergentes. La couleur varie du brun-jaune au brun-rouge. La taille peut aller jusqu’à 25cm de long pour la carapace.

Écologie et répartition géographique

Cette espèce fréquente les fonds rocheux et sableux ainsi que les herbiers. La profondeur varie selon la saison : à l’automne, les adultes migrent vers les profondeurs au delà de 50m tandis qu’ils remontent vers les côtes au printemps entre la surface et 50m. La répartition géographique concerne la Mer du Nord, la Manche et l’Atlantique (de la Mer du Nord jusqu’aux îles du Cap vert et des Canaries).

Alimentation

Le régime alimentaire est omnivore et consiste en des algues et différents animaux (oursins et étoiles de mer, ophiures, crustacés, annélides polychètes, hydraires, mollusques et poissons morts).

Reproduction – cycle de vie

La reproduction est sexuée et les sexes sont séparés. Après accouplement (les femelles peuvent conserver le sperme des mâles dans une spermathèque), les femelles portent leur ponte, contenant entre 50 000 et 500 000 œufs selon la taille des génitrices, pendant plusieurs mois jusqu’à l’éclosion. Les larves sont planctoniques.

Relations avec d’autres espèces

L’araignée parfait son camouflage en se recouvrant d’algues d’éponges d’hydraires, de petites anémones. Ce camouflage ne concerne que les juvéniles et se fait par fixation active ; l’araignée prend les organismes par la pince et les accroche à l'aide des soies qui parsèment la carapace et les pattes. 

Statut de protection

Statut UICN : 

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes :
Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 

Cette espèce est pêchée au casier et au filet par les pêcheurs professionnels. La France est le principal pays producteur, la pêche en Manche est estimée à 5000 tonnes, variant fortement d'une année sur l'autre.

Cette activité pose question car on va vers un appauvrissement du nombre de reproducteurs ; le chalutage de fond, non destiné à la pêche des araignées cause également de nombreux dégâts sur les stocks.

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