Muséum aquarium de Nancy

Étoile de mer glaciaire

Marthasterias glacialis

Étoile de mer glaciaire

Classification

chez la larve est modifiée en symétrie radiaire d’ordre 5 chez l’adulte. Le squelette, ou test, est constitué de plaques calcaires internes situées sous la peau. La locomotion est assurée par un appareil ambulacraire.

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étoiles de mer, échinodermes en forme d’étoile, à cinq bras (en général, mais certaines espèces peuvent en présenter d’avantage, 7, 15, 50). Ce sont des prédateurs qui réalisent une digestion externe de leurs proies grâce à un estomac dévaginable. On en dénombre plus de 1 700 espèces.

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un renforcement des téguments par un réseau de petites plaques calcaires (nommées ossicules).

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latin et signifie étoile ; martha proviendrait du nom du dieu de la guerre, Mars. Le nom signifierait ainsi « étoile de mer guerrière » en référence à la voracité de l’espèce.

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Glacialis

Description morphologique

Les étoiles de mer, comme tous les échinodermes, perdent leur symétrie bilatérale (droite-gauche) lors la métamorphose de la larve, ce qui fait qu’elles ne présentent ni droite, ni gauche, ni avant (et donc pas de tête) ni arrière, ni dos ni ventre. Cette symétrie bilatérale est remplacée par une symétrie pentaradiaire (d’ordre cinq), cela se voit dans certains organes présents en cinq exemplaires comme par exemple les bras qui portent sur leur face inférieure les pieds ambulacraires, ou les gonades. Le squelette calcaire est réduit. La face inférieure est appelée face orale car elle porte la bouche, tandis que la face opposée est dite aborale.

Cette espèce est de grande taille, en général quelques dizaines de cm, avec cinq bras bien différenciés arrondis et effilés. Elle porte des piquants épais émergeant de touffes de pédicellaires (les pédicellaires sont de très petits organes en forme de pinces présents chez les échinodermes et qui détachent les débris et les parasites de la surface du corps). La couleur est extrêmement variable.

Ecologie et répartition géographique

Cette espèce se rencontre dès les premiers mètres jusqu’à plus de 200 mètres de profondeur, surtout sur des substrats durs, rocheux, mais aussi sur des substrats sablo-vaseux. La répartition géographique recouvre l’Atlantique Est (des côtes norvégiennes jusqu’à l’Afrique du Sud) et tout le bassin méditerranéen.

Alimentation

Cette espèce est un prédateur très vorace (éventuellement charognard) qui se nourrit essentiellement de mollusques bivalves, elle s’attaque également à des oursins, des crustacés, des gastéropodes, des poissons blessés.

Les étoiles de mer sont des prédateurs qui se nourrissent d’animaux fixés ou peu mobiles. Les étoiles de mer réalisent une digestion externe de leur proie. Leur estomac est divisé est deux parties, une partie cardiaque qui peut sortir du corps de l’animal (cet estomac cardiaque se retourne en doigt de gant (on parle de dévagination) et une partie pylorique qui reste en place dans le corps et est en lien avec cinq paires de ramifications du tube digestif dans les bras (une paire par bras). L’estomac cardiaque déverse sur la proie des sucs digestifs puis les tissus ainsi prédigérés sont absorbés en même temps que l’estomac reprend sa place dans le corps.

Reproduction – cycle de vie

Les étoiles de mer sont gonochoriques, c’est-à-dire qu’il existe des individus mâles et des individus femelles (au contraire des hermaphrodites) mais on ne peut distinguer les sexes extérieurement. Les gamètes sont rejetés directement dans l’eau de mer, la fécondation est donc externe et le développement embryonnaire donne naissance à des larves planctoniques (appelées bipinaria) qui se métamorphoseront ensuite en jeune étoile de mer.

Les facultés de régénération sont très développées chez les étoiles de mer : cela leur permet de régénérer un bras en cas de blessure ou d’autotomie (contraction musculaire volontaire permettant la perte d’un bras) suite à l’attaque d’un prédateur. Ces facultés peuvent être aussi exploitées pour se reproduire de façon asexuée. Certaines espèces se coupent volontairement en deux ou se séparent d’un bras, chacune des deux parties régénérant les parties manquantes pour produire un nouvel individu entier. C’est le cas de Marthasterias glacialis qui peut se séparer d’un bras qui va alors régénérer les quatre autres bras.

Locomotion

La locomotion est tout à fait originale chez les échinodermes dans le sens où l’eau de mer participe au fonctionnement de l’organisme : elle pénètre dans l’organisme par une plaque du squelette percée de trous (la plaque madréporique), et remplit un système de canaux appelé appareil ambulacraire. Cet appareil alimente un système de tubes appelés pieds ambulacraires situés sur la face inférieure des bras et fonctionnant comme des pieds hydrauliques : ces tubes s’allongent ou se raccourcissent suivant la quantité d’eau de mer qu’ils contiennent, ils portent à leur extrémité une ventouse qui, lorsqu’elle est fixée à un support et que le pied ambulacraire se raccourcit, tire l’étoile de mer vers le point d’ancrage et permet ainsi le déplacement. La fixation de la ventouse est très puissante : lorsque l’on ramasse un individu, le pied ambulacraire casse mais la ventouse ne se détache pas si l’individu ne la décolle pas de lui-même. Les scientifiques ont longtemps pensé que cette fixation dépendait de muscles mais il semblerait que la sécrétion d’une substance adhésive intervienne.

Statut de protection

Statut UICN : non réglementée

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : 
Éteinte (EX), Éteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 


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