Muséum aquarium de Nancy

Poisson chauve-souris

Ogcocephalus vespertilio

Poisson chauve-souris

Classification

colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.

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osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)

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rayonnées : le repli de peau constituant la nageoire est soutenue par des rayons osseux ou cartilagineux. La vessie natatoire est en général développée.

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est mobile par rapport au crâne. La nageoire caudale est (seulement en apparence) symétrique, c’est-à-dire que les lobes inférieure et supérieure de la nageoire ont la même taille. Ce groupe représente la très grande majorité des poissons actuels.

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modification des mâchoires permettant une avancée accrue de la bouche et la présence (à quelques exceptions près) de rayons durs, souvent épineux, aux nageoires anale et dorsale antérieure (parfois aussi aux pelviennes), les nageoires pelviennes sont souvent avancées sous les nageoires pectorales.

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de la nageoire dorsale est transformé en illicium, un filament qui porte un leurre pour attirer les proies. Les nageoires pelviennes sont en avant des pectorales. L’ouverture de la cavité branchiale est en forme de tube.

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aux poissons chauve-souris et comprend 78 espèces toutes marines. Le corps est aplati ventralement. L’illicium est relativement court. L’ouverture de la cavité branchiale est à la base des nageoires pectorales.

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ogkos » et « kephalé » qui signifient respectivement enflure et tête en référence à la forme très particulière de la tête qui paraît enflée.

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Vespertilio

Description morphologique

L’aspect de cette espèce est très particulier, d’où son nom commun de poisson chauve-souris. Le corps est aplati ventralement, de forme triangulaire vu du dessus. La nageoire dorsale est très petite, le premier rayon est transformé en ilicium, un filament qui porte un leurre pour attirer les proies, ici l’ilicium est relativement court et ne semble pas utilisé pour la prédation. L’ouverture de la cavité branchiale est à la base des nageoires pectorales. La tête est très grosse et porte un rostre très développé sur le front. Les écailles sont très variables, certaines sont en forme de tubercules allongés en pointes qui font paraitre l’animal couvert de cheveux, d’autres sont larges, fortement calcifiées, et soudées à leur base et donnent l’impression que l’animal est comme enfermé dans une carapace. Les nageoires pectorales et pelviennes sont épaisses et solides et sont capables de supporter le corps sur le fond. La nageoire caudale est repliée sur le côté lorsque l’animal est sur le fond, elle peut être déployée lors des moments de nage. La couleur du corps et l’aspect de la peau permettent de se fondre sur le fond. 
La taille maximale est de 30cm.

Ecologie et répartition géographique

Il s’agit d’une espèce benthique : elle vit sur le fond de l’eau et s’y déplace en marchant. Elle fréquente les fonds sableux et rocheux des côtes de l’Atlantique Ouest : côtes sud-américaines du Brésil au Venezuela ainsi que les Antilles, la République Dominicaine, Haïti et Cuba.

Alimentation

Cette espèce est active principalement la nuit et à l’aube ; durant le jour, elle reste cachée dans des crevasses ou des trous. Il s’agit d’un prédateur d’invertébrés benthiques qui se nourrit principalement de crustacés, de mollusques et de vers, voire d’échinodermes. Les proies sont détectées à la vue et prélevées sur le fond ou débusquées du sable grâce au rostre et à la bouche. L’ilicium n’est donc pas utilisé pour la capture des proies chez cette espèce.


Locomotion

Les membres de la famille des ogcocéphalidés, comme cette espèce, se servent de leurs nageoires pelviennes et pectorales spécialisées pour marcher sur le fond de l’eau. L’extrémité de ces nageoires, aplatie et pourvue d’un coussinet, permet de prendre appui sur le substrat. Les nageoires pelviennes positionnées ventralement servent surtout de soutien tandis que les nageoires pectorales sont transformées en sorte de pattes coudées et articulées pour la marche. L’animal peut nager mais la nage est maladroite : la nageoire caudale, repliée sur le côté, se déplie pour propulser l’animal. Ce mode de déplacement est adapté au régime alimentaire qui consiste en des invertébrés prélevés sur le fond de l’eau.


Statut de protection

Statut UICN : Non évaluée
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 

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