Muséum aquarium de Nancy

Anémone encroutante jaune

Parazoanthus axinellae

Anémone encroutante jaune

Classification

radiaire, sans avant ni arrière, sans dos ni ventre, avec un seul orifice servant à la fois de bouche et d’anus. Existent sous deux formes, le polype en forme de tube fixé au substrat par sa base et la méduse qui nage en pleine eau grâce aux contractions de son ombrelle. Les cnidaires sont caractérisés par les cnidoblastes, des cellules urticantes capables de dévaginer un minuscule harpon venimeux et servant à la capture des proies.

Voir toutes les espèces aquatiques cnidaires

cnidaires uniquement sous la forme polype (ils n’ont pas de forme méduse). Les polypes sont pourvus d’un pharynx facilitant l’ingestion des proies.

Voir toutes les espèces aquatiques anthozoaires

présentent un nombre 6 – ou multiple de 6 – tentacules. Le pharynx possède un sphincter qui permet la fermeture du polype.

Voir toutes les espèces aquatiques hexacoralliaires

par une double couronne de tentacules. La très grande majorité forment des colonies et ressemblent à de petites anémones.

Voir toutes les espèces aquatiques zoanthaires

para », « zoon » et « anthos » qui signifient respectivement à côté de, animal et fleur.

Voir toutes les espèces aquatiques parazoanthus

Axinellae

Description morphologique

Cette espèce forme des colonies qui peuvent être très étendues. Les individus de la colonie ressemblent à de petites anémones réunies par le pied. Ils ont une taille de 1 à 2cm et une couleur jaune orange vif. Les tentacules placés en deux couronnes, sont longs et fins par rapport à la taille de l’individu.

Ecologie et répartition géographique

Le milieu de vie correspond aux tombants récifaux verticaux, aux faces inférieures des surplombs et aux zones soumises aux courants. On trouve cette espèce dans les zones littorales entre 1 et 100m de profondeur. La répartition géographique couvre l’Atlantique est (de la Grande Bretagne aux Canaries), la Méditerranée, la Manche, la Mer du Nord.

Alimentation

Les anémones se nourrissent de proies qu’elles attrapent avec leurs tentacules. Ceux-ci contiennent de très nombreuses cellules urticantes, les cnidoblastes. Celles-ci dévaginent au moindre contact un filament rejetant un liquide urticant qui va paralyser, voire tuer la proie. Les tentacules n’ont plus qu’à ramener la proie jusqu’à la bouche pour qu’elle soit ingérée. Après digestion, les déchets sont rejetés par le même orifice. Cette espèce se nourrit de proies minuscules du zooplancton.

Reproduction – cycle de vie

Cette espèce se reproduit de manière sexuée (les espèces sont gonochoriques, à sexes séparés) en rejetant les gamètes directement dans l’eau. La fécondation donne une larve, dite planula, planctonique qui se fixera sur le substrat pour se métamorphoser en polype.

La reproduction asexuée est très courante. Les polypes bourgeonnent de nouveaux polypes ce qui permet la croissance de la colonie.

Statut de protection

Statut UICN : Non évaluée

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : 
Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 



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