Muséum aquarium de Nancy

Vairon

Phoxinus phoxinus

Vairon

Classification

colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.

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osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)

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rayonnées : le repli de peau constituant la nageoire est soutenue par des rayons osseux ou cartilagineux. La vessie natatoire est en général développée.

Voir toutes les espèces aquatiques actinoptérygiens

est mobile par rapport au crâne. La nageoire caudale est (seulement en apparence) symétrique, c’est-à-dire que les lobes inférieure et supérieure de la nageoire ont la même taille. Ce groupe représente la très grande majorité des poissons actuels.

Voir toutes les espèces aquatiques téléostéens

modification des mâchoires permettant une avancée accrue de la bouche et la présence (à quelques exceptions près) de rayons durs, souvent épineux, aux nageoires anale et dorsale antérieure (parfois aussi aux pelviennes), les nageoires pelviennes sont souvent avancées sous les nageoires pectorales.

Voir toutes les espèces aquatiques acanthomorphes

plus nombreux (après les perciformes), la quasi-totalité des espèces vivent en eau douce.

Voir toutes les espèces aquatiques cypriniformes

de plus de 3 000 espèces dont la quasi-totalité vit en eau douce.

Voir toutes les espèces aquatiques cyprinidés

Phoxinus

Description morphologique

Le corps est allongé, presque cylindrique avec de très petites écailles peu distinctes. Le museau est arrondi avec la mâchoire supérieure légèrement plus avancée et plus large que la mâchoire inférieure. La nageoire dorsale est courte et sensiblement égale à la nageoire anale. La coloration est olivâtre sur le dos et les flancs avec des tâches sombres de forme variable sur les flancs et une ligne claire à hauteur de la ligne latérale. La taille ne dépasse guère 7 à 10cm.

Ecologie et répartition géographique

Dans les cours d’eau, les espèces se répartissent d’amont en aval suivant leur exigence en température et en force du courant. Il peut être ainsi distingué de l’amont vers l’aval différentes zones caractérisées par des paramètres physicochimiques différents et donc par des peuplements d’espèces différents. Le vairon est un poisson rhéophile (qui aime le courant) qui fréquente les eaux claires, de la zone à truite (eaux fraiches et rapides à pente importante et largeur réduite) à la zone à barbeau (cours d’eaux où les alluvions peuvent se déposer : la pente y est faible mais encore sensible) ainsi que les lacs alpins.
La répartition géographique couvre l’Eurasie septentrionale, de l’Irlande jusqu’à l’extrémité de la Sibérie (il est absent du sud de l’Espagne, du sud de l’Italie et de la Grèce).

Alimentation

Le vairon est un poisson omnivore et opportuniste : il se nourrit d’animaux aquatiques de toute sorte (vers, petits mollusques, alevins, larves d'insectes, etc.) ainsi que d'algues et de détritus végétaux. Il se nourrit également d’œufs d’autres poissons.

Reproduction – cycle de vie

Les pontes, multiples, s’étalent d’avril à juillet avec un pic en mai-juin. Le vairon est très exigeant pour son substrat de ponte : la femelle ne dépose ses œufs que sur des graviers propres et bien oxygénés. Le vairon est un pondeur multiple, la femelle dépose ses œufs en lots successifs (quatre en général).

Statut de protection

Statut UICN : Préoccupation mineure
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 
Les menaces sont surtout dues à la détérioration de la qualité des eaux, la destruction des milieux aquatiques, le prélèvement pour servir de vifs pour la pêche sportive et les lâchers massifs de prédateurs (truites).

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