Muséum aquarium de Nancy

Dipneuste

Protopterus annectens annectens

Dipneuste

Classification

colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.

Voir toutes les espèces aquatiques vertébrés

osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)

Voir toutes les espèces aquatiques ostéichthyens

proto » qui signifie premier et « pteron » l’aile, la nageoire, ce qui donne littéralement « nageoire primitive ».

Voir toutes les espèces aquatiques protopterus

signifie lié, relié par allusion aux nageoires dorsale, caudale et anale, reliées d’une seule pièce.

Voir toutes les espèces aquatiques annectens

Annectens

Description morphologique

La forme du corps est allongée, cylindrique, s’effilant vers l’arrière. Le museau est proéminent, les yeux sont petits. Les nageoires dorsale, caudale et anale sont fusionnées, la caudale se termine en pointe. Les nageoires paires sont longues et filiformes et ne laissent que très peu voir l’aspect charnu caractéristique des sarcoptérygiens (les dipneustes actuels sont caractérisés par une régression des membres). La couleur générale est grisâtre, olivâtre, plus claire sur le ventre ; des tâches sombres irrégulières parsèment le corps. La taille maximale est de 80cm à 1m.

Ecologie et répartition géographique

Cette espèce fréquente les eaux marécageuses peu profondes, plus ou moins temporaires d’Afrique occidentale subéquatoriale.

Alimentation

Il s’agit d’une espèce carnivore qui se nourrit de poissons, de larves d’insectes, de vers, de mollusques. Les mâchoires paraissent édentées extérieurement mais elles possèdent chacune trois crêtes tranchantes recouvertes d’émail.

Respiration

Les dipneustes présentent des poumons fonctionnels munis d’alvéoles. Chez le genre Protopterus, la respiration aérienne est même obligatoire y compris lorsque l’animal mène une vie aquatique active : il se noie lorsqu’il est maintenu constamment immergé, même en eau bien oxygénée. Les poumons assurent en effet 80 à 90% des besoins en oxygène, les branchies, régressées, jouant un rôle accessoire pour la captation de l’oxygène. L’air est avalé par la bouche et envoyé dans les poumons en passant par la glotte. L’évolution vers la respiration aérienne est toutefois incomplète car les branchies restent un site essentiel d’élimination du dioxyde de carbone (60%).

Cette respiration aérienne permet au protoptère de résister aux phases d’assèchement des milieux où il vit. Lors de la saison sèche, l’estivation se déroule dans un terrier. L’animal creuse ce terrier en mâchant littéralement la vase qui ressort par les ouïes, puis secrète un mucus qui constitue un véritable cocon. Pendant l’estivation, le protoptère ne s’alimente plus et respire grâce à un tube qui relie le cocon à la surface. Lors de la remontée des eaux, il sort de sa léthargie et reprend une vie active. Des cas extrêmes d’estivation sur plus d’une année ont été observés.

Statut de protection

Statut UICN : Préoccupation mineure

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : 
Éteinte (EX), Éteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 

Partager sur :