Muséum aquarium de Nancy Muséum aquarium de Nancy

Rascasse volante du Pacifique

Pterois volitans

Se trouve dans la galerie Calypso

Rascasse volante du Pacifique

Le saviez-vous ?

La rascasse se reconnait au premier coup d’œil avec ses grandes nageoires très découpées. Elle est invasive aux Antilles où elle décime les populations locales de proies.

Classification

volitans

Signifie voltigeant en référence à la nage particulière les pectorales déployées comme des ailes.

Pterois

Le nom de genre signifie pourvu d’ailes, en référence en pectorales très développées.

Voir tous les pterois

Scorpaenidés

Famille d’environ 220 espèces. Le corps est comprimé, la tête porte des crêtes et des épines. La nageoire dorsale est souvent crantée. Les épines des nageoires dorsale, anale et pelviennes peuvent porter des glandes à venin.

Voir tous les scorpaenidés

Perciformes

La position des percidés au sein d’un ordre n’est pas encore clairement établie.

Voir tous les perciformes

Acanthomorphes

Caractérisés par une modification des mâchoires permettant une avancée accrue de la bouche et la présence (à quelques exceptions près) de rayons durs, souvent épineux, aux nageoires anale et dorsale antérieure (parfois aussi aux pelviennes), les nageoires pelviennes sont souvent avancées sous les nageoires pectorales.

Voir tous les acanthomorphes

Téléostéens

La mâchoire supérieure est mobile par rapport au crâne. La nageoire caudale est (seulement en apparence) symétrique, c’est-à-dire que les lobes inférieur et supérieur de la nageoire ont la même taille. Ce groupe représente la très grande majorité des poissons actuels.

Voir tous les téléostéens

Actinoptérygiens

Les nageoires sont rayonnées : le repli de peau constituant la nageoire est soutenu par des rayons osseux ou cartilagineux. La vessie natatoire est en général développée.

Voir tous les actinoptérygiens

Ostéichthyens

Vertébrés à squelette osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)

Voir tous les ostéichthyens

Vertébrés

Animaux pourvus d’une colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.

Voir tous les vertébrés

Description morphologique

L’aspect de cette espèce est tout à fait fascinanat. Le corps est oblong, légèrement comprimé latéralement. La tête est volumineuse et pourvue d’une grande bouche protractile et munie de dents très fines. Les yeux sont volumineux et saillants. La lèvre supérieure est ornée de petits tentacules aplatis. La première nageoire dorsale est pourvue de rayons durs épineux terminés par un aiguillon venimeux. La seconde dorsale est plus courte, arrondie et à rayons mous. Les pectorales très développées ont des rayons très allongés réunis seulement à leur base par une membrane. Les nageaoires pelviennes ainsi que l’anale sont également bien développées. La caudale est arrondie. La coloration générale est rouge-brun et consiste en une alteranance de bandes colorées et de bandes claires. Cette alternance se porusuit sur la première dorsale et les pectorales. La deuxième dorsale, l’anale et la caudale sont cosntellées de tâches noires.

La taille maximale est d’environ 40cm.

Écologie et répartition géographique

Illustration d'un aapron

Cette espèce se rencontre dans les lagons et sur les pentes des récifs jusqu’à 55m de profondeur. La répartition géographique correspond au Pacifique, de la Malaisie à la Polynésie française et du Sud du Japon à l’Australie.

L’espèce est invasive dans les Antilles le Golfe du Mexique, les Caraïbes, la côte atlantique des Etats-Unis jusqu’en Caroline du Nord.

Alimentation

Le régime alimentaire est prédateur et consiste en des poissons, des crustacés et des mollusques. La rascasse chasse de nuit, elle accule ses proies dans un coin en déployant ses grandes pectorales, puis gobe d’un coup sa proie grâce à son immense bouche protractile.

 

Reproduction – cycle de vie

L’espèce est gonochorique (les sexes sont séparés). La femelle peut pondre jusqu’à 40 000 œufs qui donneront des larves planctoniques.

 

Relations avec d’autres espèces

En plus d’être un redoutable prédateur, cette espèce se défend également très bien contre ses prédateurs à tel point qu’ils sont très rares. En effet, comme chez la plupart des rascasses, les rayons épineux des nageoires dorsale, anale et pelviennes présentent des glandes à venin. Pour l’homme, la piqûre est très douloureuse (mortelle dans de rares cas).

 

Statut de protection

 Cette espèce est envahissante dans toute la grande région caraïbe. Introduites dans les années 1990, les rascasses ont proliféré rapidement et déciment des populations locales de proies. La reproduction rapide, l’absence de prédateurs et le comportement naïf des proies devant ce nouveau prédateur entrainent des densités de population importantes et un très fort impact sur les populations locales d’autres espèces. Des craintes d’installation de la rascasse en Méditerranée existent également. L’une des stratégies de lutte est de pousser les populations à la pêche et à la consommation de cette espèce dont la chair est excellente.
 

Bonus vidéo

Statut de protection UICN de l'espèce Rascasse volante du Pacifique

Statut de protection

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes :

Nom Dénomination
Éteinte EX
Éteinte à l'état sauvage EW
En danger critique CR
En danger EN
Vulnérable VU
Quasi menacée NT
Préoccupation mineure LC
Données insuffisantes DD
Non évaluée NE

Partager sur :