Rhinecanthus aculeatus
Se trouve dans la galerie Calypso
Cette espèce doit son nom commun « baliste picasso » à sa livrée très spectaculaire, qui fait de lui une espèce très prisée par les aquariophiles. Les couleurs très vives et surtout très tranchées comme ici, peuvent être utilisées pour se fondre plus facilement dans l’environnement et éviter d’être détecté. Cette espèce est connue également pour produire des sons en situation de stress.
Classification
aculeatus
En latin, le terme signifie « qui a des piquants pointus » et ferait référence aux piquants épineux des nageoires.
Rhinecanthus
L’origine du nom de genre est incertaine mais pourrait signifier « au nez cerclé » en allusion à la selle sur le museau au niveau des narines et jusqu’aux pectorales.
Balistidés
Famille d’environ 40 espèces, les nageoires pelviennes sont fusionnées en une épine, le premier rayon épineux de la dorsale présente un mécanisme de verrouillage en position érigée. La bouche est petite avec la mâchoire supérieure non mobile. Le déplacement se fait de façon caractéristique par ondulation de la deuxième dorsale et de l’anale (la nageoire caudale est utilisée pour les fuites rapides).
Tetraodontiformes
Ils possèdent une formation spéciale, le sac stomacal, qui est soit l’estomac lui-même, soit un diverticule de celui-ci. Le sac peut se remplir d’eau ou d’air selon le milieu : il en résulte un gonflement considérable du corps qui provoque l’érection d’épines cutanées. La chair de certaines espèces est vénéneuse à cause de la tétrodotoxine qu’elle contient.
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Téléostéens
La mâchoire supérieure est mobile par rapport au crâne. La nageoire caudale est (seulement en apparence) symétrique, c’est-à-dire que les lobes inférieur et supérieur de la nageoire ont la même taille. Ce groupe représente la très grande majorité des poissons actuels.
Actinoptérygiens
Les nageoires sont rayonnées : le repli de peau constituant la nageoire est soutenu par des rayons osseux ou cartilagineux. La vessie natatoire est en général développée.
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Ostéichthyens
Vertébrés à squelette osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)
Vertébrés
Animaux pourvus d’une colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.
La taille moyenne est de 15 cm mais il peut atteindre 30 cm. La tête est triangulaire avec les profils ventral et dorsal pratiquement linéaire. Le pédoncule caudal porte trois rangées d’épines courbées vers l’avant, les deux rangées les plus hautes s’étendant en avant du pédoncule. La couleur générale est blanchâtre sur la majeure partie du corps une zone noire contenant quatre bandes blanches diagonales (légèrement bleutées) s’étendant du milieu du corps jusqu’à la nageoire anale. Quatre fines bandes bleues relient les orbites et trois descendent des yeux vers les pectorales. Une bande jaune orange entoure la bouche et se prolonge jusqu’à la base des pectorales.
La répartition géographique est large avec tout le bassin Indo-Pacifique tropical et l’Atlantique tropical Est. Il se trouve à faible profondeur entre 0 et 10 mètres de profondeur (parfois jusqu’à 30 à 50m) dans les lagons et sur les fonds sableux.
Le baliste picasso est essentiellement carnivore et se nourrit de proies très variées, crustacés, vers, mollusques, échinodermes, petits poissons, coraux, qu’il débusque souvent en fouillant le sable, mais peut aussi se nourrir d’algues et de débris divers.
Les sexes sont séparés. Le territoire est défendu par un mâle et deux à trois femelles. Les œufs sont placés dans un nid préparé dans le sable, et fécondés aussitôt. La femelle défend les œufs et ventile le nid avec ses pectorales. Les larves éclosent rapidement, le soir même du matin de la ponte, et sont protégées encore quelque temps par la femelle.
La locomotion est identique chez tous les balistes : la propulsion est assurée par des ondulations des nageoires dorsale et anale. Les ondulations de la nageoire caudale ne sont utilisées que pour les accélérations rapides ; Ce mode de déplacement (qui se retrouve aussi chez d’autres poissons) est ici bien adapté aux environnements comme les massifs coralliens car il permet le sur-place, la marche arrière ou les virages très serrés. Dans les années 2000, des chercheurs ont proposé de s’inspirer du déplacement de ce baliste pour imaginer des robots sous-marins.
Le comportement territorial est très marqué avec beaucoup d’agressivité, surtout en période de reproduction, il attaque ses congénères ou tout intrus pénétrant dans son territoire, y compris les nageurs.
Chez les balistes, la première épine dorsale peut se verrouiller en position érigée, la deuxième épine dorsale constitue un cliquet (semblable au système des balistes de l’antiquité) qui l’empêche de se rabattre. Avec l’épine ventrale (qui provient de la transformation des nageoires pelviennes), ce système permet aux balistes de s’ancrer dans les crevasses dans lesquelles ils se réfugient, il est alors très difficile de les en extraire.
Ce poisson peut également être bruyant, en cas de menace, il produit des grognements par des mouvements alternatifs de balayage des pectorales droite et gauche, ce qui appuie sur un système de trois écailles frottant contre la paroi de la vessie natatoire qui sert ainsi de caisse de résonnance.
Statut de protection
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes :
Nom | Dénomination |
---|---|
Éteinte | EX |
Éteinte à l'état sauvage | EW |
En danger critique | CR |
En danger | EN |
Vulnérable | VU |
Quasi menacée | NT |
Préoccupation mineure | LC |
Données insuffisantes | DD |
Non évaluée | NE |
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