Muséum aquarium de Nancy

Baliste double-queue

Sufflamen chrysopterum

Baliste double-queue

Classification

colonne vertébrale et d’un crâne qui protège le cerveau.

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osseux et présentant des sacs aériens reliés au tube digestif (vessie gazeuse ou poumons)

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rayonnées : le repli de peau constituant la nageoire est soutenue par des rayons osseux ou cartilagineux. La vessie natatoire est en général développée.

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est mobile par rapport au crâne. La nageoire caudale est (seulement en apparence) symétrique, c’est-à-dire que les lobes inférieure et supérieure de la nageoire ont la même taille. Ce groupe représente la très grande majorité des poissons actuels.

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formation spéciale, le sac stomacal, qui est soit l’estomac lui-même, soit un diverticule de celui-ci. Le sac peut se remplir d’eau ou d’air selon le milieu : il en résulte un gonflement considérable du corps qui provoque l’érection d’épines cutanées. La chair de certaines espèces est vénéneuse à cause de la tétrodotoxine qu’elle contient.

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espèces, les nageoires pelviennes sont fusionnées en une épine, le premier rayon épineux de la dorsale présente un mécanisme de verrouillage en position érigée. La bouche est petite avec la mâchoire supérieure non mobile. Le déplacement se fait de façon caractéristique par ondulation de la deuxième dorsale et de l’anale (la nageoire caudale est utilisée pour les fuites rapides).

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Chrysopterum

Description morphologique

Cette espèce est facile à reconnaître avec le corps brun et le ventre bleu. Une ligne jaune part de l’œil et rejoint la zone bleue sur le ventre. La caudale est très curieuse comme si une seconde queue jaune en croissant avait été peinte sur la vraie queue blanche (d’où le nom commun de cette espèce, baliste double queue).

Ecologie et répartition géographique

La répartition géographique couvre le bassin Indo-Pacifique. L’espèce fréquente les récifs côtiers, des lagons jusqu’aux pentes extérieures du récif.

Alimentation

Prédateur, ce baliste se nourrit d’une grande variété d’invertébrés.

Reproduction – cycle de vie

Comme beaucoup de balistes, cette espèce est solitaire et territoriale. Le male défend un territoire défini, dans lequel réside la femelle. Le jour précédant la ponte, la femelle prépare un nid avec son museau sur le fond sableux. Les œufs adhésifs sont déposés sur les fonds sableux ou dans une petite cavité du récif recouverte de sable. La femelle ventile les œufs et défend le nid, tandis que le male patrouille autour.

Locomotion

La locomotion est identique chez tous les balistes : la propulsion est assurée par des ondulations des nageoires dorsale et anale. Ce mode de déplacement (qui se retrouve aussi  chez d’autres poissons) est ici bien adapté aux environnements comme les massifs coralliens car il permet le sur-place, la marche arrière ou les virages très serrés.

Relations avec d’autres espèces

Chez les balistes, la première épine dorsale peut se verrouiller en position érigée, la deuxième épine dorsale constitue un cliquet (semblable au système des balistes de l’antiquité) qui l’empêche de se rabattre. Avec l’épine ventrale (qui provient de la transformation des nageoires pelviennes), ce système permet aux balistes de s’ancrer dans les crevasses dans lesquelles ils se réfugient, il est alors très difficile de les en extraire.

Statut de protection

Statut UICN : Non évaluée

Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes :
Éteinte (EX), Éteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 

Zone géographique 

Indo-Ouest Pacifique: Signalé du golfe Persique (Réf 68964), Afrique de l'Est vers le sud jusqu'à la rivière Chalumna, Afrique du Sud (Réf 11228) et vers l'est jusqu'à Samoa, au nord jusqu'au sud du Japon, vers le sud jusqu'à l'île Lord Howe. Remplacé par Sufflamen albicaudatus étroitement apparenté dans la mer Rouge 

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