Muséum aquarium de Nancy

Briareum

Briareum sp

Briareum

Classification

radiaire, sans avant ni arrière, sans dos ni ventre, avec un seul orifice servant à la fois de bouche et d’anus. Existent sous deux formes, le polype en forme de tube fixé au substrat par sa base et la méduse qui nage en pleine eau grâce aux contractions de son ombrelle. Les cnidaires sont caractérisés par les cnidoblastes, des cellules urticantes capables de dévaginer un minuscule harpon venimeux et servant à la capture des proies.

Voir toutes les espèces aquatiques cnidaires

cnidaires uniquement sous la forme polype (ils n’ont pas de forme méduse). Les polypes sont pourvus d’un pharynx facilitant l’ingestion des proies.

Voir toutes les espèces aquatiques anthozoaires

Sp

Description morphologique

Les colonies de polypes peuvent former de fines couches encroutantes, de petits groupes de boutons, ou de grands lobes en forme de doigts. Les polypes sont tous identiques et rétractiles, c’est-à-dire qu’ils peuvent rentrer complètement dans leurs loges creusées dans le squelette. Les tentacules sont d’aspect variable avec des ramifications si petites qu’elles sont quasiment invisibles à l’œil nu. Le squelette de la colonie est mou avec une couche basale de sclérites (petites pièces squelettiques) de couleur magenta (visible seulement sur les parties cassées de la colonie).  

Ecologie et répartition géographique

Il s’agit d’un genre modérément commun avec une large gamme d’habitats récifaux : on le trouve de préférence dans les eaux troubles, dans les zones très éclairées si la turbidité est forte, sur les substrats verticaux ou ombragés si les eaux sont plus claires. Sur certains récifs près des côtes, il peut recouvrir de très grandes surfaces. La répartition géographique couvre la Mer Rouge, les côtes est-africaines, le bassin Indo-Pacifique ouest.

Alimentation

La plupart des coraux mous se nourrissent de particules (incluant des organismes du plancton comme des micro-organismes et du zooplancton peu mobile), qui sont captées par les cellules urticantes. Certains, comme Briareum, hébergent des algues unicellulaires photosynthétiques, des zooxanthelles, qui apportent au corail un complément énergétique. Le rendement de la photosynthèse est beaucoup plus faible chez les coraux mous que chez les coraux durs présentant un squelette calcaire.

Reproduction – cycle de vie

La plupart des octocoralliaires sont gonochoriques (à sexes séparés) : les spermatozoïdes sont émis par les colonies mâles dans l’eau. Ils gagnent les colonies femelles où a lieu la fécondation et le développement. Les œufs se développent à l’extérieur des polypes à la surface de la colonie dans de petites poches muqueuses. De quelques jours et quelques semaines après, les larves, pratiquement prêtes à la métamorphose, sont relarguées, elles s’établissent souvent pour former une nouvelle colonie à seulement quelques mètres de la colonie mère.  
Chez les coraux mous, la reproduction asexuée est commune et constitue souvent le mode de reproduction prédominant : après métamorphose de la larve en polype, celui-ci bourgeonne de nouveaux polypes pour donner une colonie. La colonie peut ensuite se reproduire par émission de stolons ou fragmentation de la colonie.

Relations avec les autres espèces

Les coraux mous menant une vie fixée et n’étant pas protégés par un squelette calcaire, sont à la merci des prédateurs. La plupart des espèces produisent des substances toxiques, comme des terpènes, pour dissuader les prédateurs. Elles produisent également un film protecteur pour empêcher la croissance des bactéries, des algues et des moisissures.

Statut de protection

Statut UICN : Non évalué.
Pour la conservation des espèces, l’Union Internationale de la Conservation de la Nature UICN classe les espèces dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). 

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