Muséum aquarium de Nancy Muséum aquarium de Nancy

Étoile de mer à bosses rouges

Protoreaster lincki

Se trouve dans la galerie Calypso

Étoile de mer à bosses rouges

Le saviez-vous ?

Les étoiles de mer se reconnaissent facilement à leurs cinq bras (certaines espèces peuvent cependant en posséder plus). Leur bouche se situe au centre sur la face inférieure.

Classification

lincki

Le nom d’espèce a été attribué en hommage au naturaliste J.H. Linck (1674-1734).

Protoreaster

Du grec « protos » qui signifie premier, primitif ; ce nom de genre a été forgé pour le distinguer de l’autre genre Oreaster. Ce genre comporte trois espèces.

Voir tous les protoreaster

Oreasteridés

Voir tous les oreasteridés

Asteroidés

Ce sont les étoiles de mer, échinodermes en forme d’étoile, à cinq bras (en général, mais certaines espèces peuvent en présenter d’avantage, 7, 15, 50). Ce sont des prédateurs qui réalisent une digestion externe de leurs proies grâce à un estomac dévaginable. On en dénombre plus de 1 700 espèces.

Voir tous les asteroidés

Echinodermes

Voir tous les echinodermes

Description morphologique

Les étoiles de mer, comme tous les échinodermes, perdent leur symétrie bilatérale (droite-gauche) lors la métamorphose de la larve, ce qui fait qu’elles ne présentent ni droite, ni gauche, ni avant (et donc pas de tête) ni arrière, ni dos ni ventre. Cette symétrie bilatérale est remplacée par une symétrie pentaradiaire (d’ordre cinq), cela se voit dans certains organes présents en cinq exemplaires comme par exemple les bras qui portent sur leur face inférieure les pieds ambulacraires, ou les gonades. Le squelette calcaire est réduit. La face inférieure est appelée face orale car elle porte la bouche, tandis que la face opposée est dite aborale. Cette espèce est très reconnaissable à ses tubercules rouges reliés par des lignes rouges, sur fond blanc. Il existe cependant des risques de confusion avec une autre espèce très proche Protoreaster nodosus.

 

Ecologie et répartition géographique

Cette espèce se rencontre principalement à proximité de la surface mais on la trouve aussi jusqu’à une centaine de mètres de profondeur. La répartition géographique couvre l’Océan Indien.

 

Alimentation

Cette espèce se nourrit de débris organiques, voire de charognes. Mais, en général, les étoiles de mer sont des prédateurs qui se nourrissent d’animaux fixés ou peu mobiles. Les étoiles de mer réalisent une digestion externe de leur proie. Leur estomac est divisé est deux parties, une partie cardiaque qui peut sortir du corps de l’animal (cet estomac cardiaque se retourne en doigt de gant (on parle de dévagination) et une partie pylorique qui reste en place dans le corps et est en lien avec cinq paires de ramifications du tube digestif dans les bras (une paire par bras). L’estomac cardiaque déverse sur la proie des sucs digestifs puis les tissus ainsi prédigérés sont absorbés en même temps que l’estomac reprend sa place dans le corps.

 

Reproduction – cycle de vie

Les étoiles de mer sont gonochoriques, c’est-à-dire qu’il existe des individus mâles et des individus femelles (au contraire des hermaphrodites) mais on ne peut distinguer les sexes extérieurement. Les gamètes sont rejetés directement dans l’eau de mer, la fécondation est donc externe et le développement embryonnaire donne naissance à des larves planctoniques (appelées bipinaria) qui se métamorphoseront ensuite en jeune étoile de mer.

Les facultés de régénération sont très développées chez les étoiles de mer : cela leur permet de régénérer un bras en cas de blessure ou d’autotomie (contraction musculaire volontaire permettant la perte d’un bras) suite à l’attaque d’un prédateur. Ces facultés peuvent être aussi exploitées pour se reproduire de façon asexuée. Certaines espèces se coupent volontairement en deux ou se séparent d’un bras, chacune des deux parties régénérant les parties manquantes pour produire un nouvel individu entier.

 

Locomotion

La locomotion est tout à fait originale chez les échinodermes dans le sens où l’eau de mer participe au fonctionnement de l’organisme : elle pénètre dans l’organisme par une plaque du squelette percée de trous (la plaque madréporique), et remplit un système de canaux appelé appareil ambulacraire. Cet appareil alimente un système de tubes appelés pieds ambulacraires situés sur la face inférieure des bras et fonctionnant comme des pieds hydrauliques : ces tubes s’allongent ou se raccourcissent suivant la quantité d’eau de mer qu’ils contiennent, ils portent à leur extrémité une ventouse qui, lorsqu’elle est fixée à un support et que le pied ambulacraire se raccourcit, tire l’étoile de mer vers le point d’ancrage et permet ainsi le déplacement. La fixation de la ventouse est très puissante : lorsque l’on ramasse un individu, le pied ambulacraire casse mais la ventouse ne se détache pas si l’individu ne la décolle pas de lui-même. Les scientifiques ont longtemps pensé que cette fixation dépendait de muscles mais il semblerait que la sécrétion d’une substance adhésive intervienne.

Partager sur :